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Anniversaire de Tchernobyl : une centaine d’actions en France

Les militants anti-nucléaire souhaitent rappeler aux candidats à la présidentielle les "dangers du nucléaire".

Près de 130 actions sont prévues de jeudi à dimanche en France à l’occasion du 26e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, ainsi qu’une quarantaine d’autres en Allemagne ou dans d’autres pays, selon le réseau Sortir du nucléaire. Il s’agit, selon le réseau, de "rappeler à tous, et notamment aux deux derniers candidats en lice, les dangers du nucléaire". Projections, chaînes humaines, rassemblements, soirées-débats, théâtre, conférences, hommages aux victimes et aux liquidateurs, simulations d’incident nucléaire, "quarts d’heure non silencieux" à Gap, Embrun ou Briançon, avec des sirènes et des manifestants allongés au sol : les actions sont précisées sur www.chernobyl-day.org.

Elles commémoreront aussi l’accident de Fukushima (11 mars 2011). Une pétition, évoquée sur le site du "Chernobyl Day", circule au Japon sur le thème "Cessons de distribuer de la nourriture contaminée par de la radioactivité aux enfants des pays en développement avec l’argent de nos impôts". Pour l’anniversaire de Tchernobyl, une douzaine d’associations - Agir pour l’environnement, Greenpeace, Attac, et aussi Sortir du nucléaire... - appellent par ailleurs à une action nationale jeudi soir, "5 minutes contre le nucléaire", où elles demandent d’éteindre les lumières et appareils électriques pendant 5 minutes à 20 heures. 20 % des réacteurs nucléaires en France

L’opération a déjà été conduite le 11 février (onze mois pile après Fukushima) et le 11 avril (anniversaire de Fukushima). Elle devrait aussi avoir lieu le 4 mai, soit deux jours avant le second tour de la présidentielle. Les associations entendent ainsi commémorer les catastrophes mais aussi "protester contre la politique énergétique de l’État français qui n’a de cesse de soutenir encore et toujours le nucléaire aussi coûteux qu’inefficace". Agir pour l’environnement rappelle que la France "concentre environ 20 % des réacteurs en fonctionnement dans le monde".

"Le monolithisme de l’Hexagone en matière énergétique fait de la France un géant aux pieds d’argile, dépendant d’un nucléaire dont la technologie est lourde, coûteuse et dangereuse", estime le délégué général de l’association, Stéphen Kerckhove.

Voir en ligne : Le Point