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26 avril 2013 : Poème devant le siège d’Areva à Montigny le bretonneux (78)

Par Christian Rozé

Tchernobyl Day

C’est en mille neuf cent soixante et un
Que l’URSS construit le réacteur numéro un
De la centrale d’un lieu nommé Tchernobyl
Qui verra naitre à ses cotés une nouvelle ville.

La ville de Prypiat surgit de terre
Pour abriter tous les prolétaires
Les ingénieurs et les fonctionnaires
Qui oeuvrent à la centrale nucléaire.

Cette centrale c’est le fleuron
De cette grande nation
Qui entre dans la nucléaire ronde
Et montre sa suprématie au monde.

Tout va bien, Gorbatchev peut rêver
D’un monde meilleur, plus achevé
D’une refonte du communisme
Et d’une ouverture au capitalisme.

Nous sommes en avril, le vingt six
De l’an mil neuf cent quatre vingt six
C’est le printemps, la forêt reverdit
Et demain est jour de repos, un samedi.

Pourtant au petit matin le réacteur quatre
Explose violemment et arrose Prypiat
De ses abondantes émissions radioactives
Invisibles, mais si tenaces et si nocives.

Comme un volcan, dans l’atmosphère,
Le réacteur incontrôlé émet ses matières
Qui forme un énorme nuage de poussières
Et de gaz qui voyagent autour de la Terre.

Cet énorme nuage s’étend sur l’Europe
Sur laquelle il se développe.
Il est peuplé de dangereux isotopes
Indétectables au puissant télescope.

D’aucuns disent qu’il aurait épargné la France
En s’arrêtant ou en longeant par chance
Les frontières de notre beau pays :
Ses habitants en sont tout ébahis !

Ces fadaises, ces mensonges énormes
Sont malheureusement la norme
Des discours se voulant rassurants
De tous ces fieffés dirigeants.

La vérité est tout autrement grave
Ce n’est pas un simple sarcophage
Qui protégera les populations
Des dangers dus aux radiations.

La radioactivité dure si longtemps
Que nos petits petits petits enfants
Seront à jamais corvéables
Pour gérer ces déchets du diable.

Le Tchernobyl accident
Est déjà âgé de vingt sept ans
Et rien n’est réglé pour autant
Le danger reste très menaçant.

C’est pourquoi notre devoir
Est de garder en mémoire
Ce drame, ce jour si noir
Pour notre humaine histoire.

Puissions nous faire comprendre
A tous ceux qui nous entendent
Que l’industrie nucléaire
Notre avenir, gravement, obère.