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10 avril 2011 : Près de 10 000 manifestants demandent la fermeture de Fessenheim !

Dernières Nouvelles d’Alsace - 10/04/11

Fessenheim : 3800 à 10 000 manifestants pour un pique-nique anti-nucléaire

http://www.dna.fr/fr/a-la-une-web/i...

3800 (selon les forces de l’ordre) à 10.000 (selon les organisateurs) manifestants ont participé à un rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, en début d’après-midi.

La manifestation précédée d’un pique-nique a eu lieu à proximité du Grand canal d’Alsace et de l’usine hydroélectrique, un lieu d’où l’on peut apercevoir les réacteurs de la centrale de Fessenheim.

Quatre associations anti-nucléaires françaises, des associations suisses et allemandes avaient appelé à ce rassemblement. Les manifestants venaient des trois pays. De nombreux habitants des communes voisines de la centrale, côté français et allemand, ont rejoint les anti-nucléaires à l’issue d’un pique-nique qui avait commencé à 13h. Des voisins qui sont venus à pied et à vélo.

Les autorités ont procédé à un comptage par hélicoptère. Au sol, les manifestants évoluaient dans une ambiance festive, accompagnés par plusieurs groupes de musique.

Aucun incident n’est à déplorer.

Une nouvelle manifestation de grande ampleur est prévue le 25 avril. La dernière manifestation de ce type organisée par l’Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), qui réunit des associations écologistes et des collectivités locales de France, d’Allemagne et de Suisse, avait rassemblé environ 10.000 personnes le 20 mars. La centrale de Fessenheim est située à 1,5 km du territoire allemand et à une quarantaine de kilomètres de la Suisse. Un mois après le séisme et le tsunami au Japon qui ont créé de gros problèmes à la centrale nucléaire de Fukushima, les antinucléaires s’inquiètent de la vétusté de la centrale de Fessenheim, construite en 1977, arguant qu’elle est en outre située sur une zone sismique et sujette à d’éventuelles inondations du Rhin.

La parole aux anti-nucléaires !

Diaporama de Benoit Facchi

Strasbourg veut fermer Fessenheim

AFP - 12/04/2011

Le conseil municipal de Strasbourg a demandé, à la quasi unanimité de ses élus Verts, PS et UMP, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, devenant la première collectivité alsacienne à adopter un tel voeu, dans une motion votée dans la nuit de lundi à mardi. La centrale de Fessenheim, la plus vieille du parc nucléaire français, a été construite en 1977. Elle est située à 80 km au sud de la capitale alsacienne. Les élus strasbourgeois Verts, PS et UMP ont voté à l’unanimité moins une abstention cette motion. C’est la première fois qu’une collectivité locale alsacienne adopte une résolution en ce sens.

"Pour l’ensemble des spécialistes, les standards de sécurité de l’époque sont aujourd’hui dépassés", estiment les élus strasbourgeois. "La catastrophe survenue à Fukushima, centrale construite la même année que Fessenheim, nous interpelle", poursuivent-ils en demandant l’arrêt de Fessenheim, quels que soient les résultats des expertises actuellement en cours. Ils préconisent "sa reconversion en site pilote de recherche-développement qui permettra de mettre en oeuvre des savoir-faire et des technologies pionniers, générateurs d’emplois et nécessaires au démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie".

De nombreuses voix se sont élevées ces dernières semaines pour demander l’arrêt de la centrale de Fessenheim. Côté allemand la région frontalière du Bade-Wurtemberg, ainsi que les cantons suisses de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, ont effectué des demandes en ce sens. La région française de Franche-Comté a également voté une motion réclamant la fermeture de cette centrale. En revanche, une motion identique a été rejetée vendredi dernier au Conseil régional d’Alsace. La centrale de Fessenheim est située sur le Rhin à 1,5 km de la frontière allemande et à une quarantaine de kilomètres de la Suisse. Les antinucléaires estiment qu’elle est dangereuse en raison de sa vétusté et qu’elle est en outre construite en zone sismique. Elle est sujette selon eux à des inondations, étant située au bord du Rhin.

Manifestation Rassemblement trinational à Fessenheim "pour sortir du nucléaire"

L’Alsace - 11/04/2011

http://www.lalsace.fr/actualite/201...

par Elisabeth Schulthess

Ballons et drapeaux verts et jaunes, pour réitérer la demande de fermeture de la centrale de Fessenheim, portée par les associations alsaciennes, badoises, suisses, le gouvernement de Bâle et la Région de Franche-Comté. Photos Thierry Gachon

Ballons et drapeaux verts et jaunes, pour réitérer la demande de fermeture de la centrale de Fessenheim, portée par les associations alsaciennes, badoises, suisses, le gouvernement de Bâle et la Région de Franche-Comté. Photos Thierry Gachon Deux fois moins de manifestants, mais une plus forte proportion de Français que le 20 mars à Chalampé : hier, c’est à Fessenheim que les associations des trois pays frontaliers ont redemandé l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.

« Abschalten jetzt ! », « Arrêter Fessenheim tout de suite, sortir du nucléaire ! »,« Nous ne voulons pas vivre ici une catastrophe pareille à celle de Fukushima ou de Tchernobyl » : tel était le message commun des orateurs allemands, suisses et français, devant 3 800 manifestants selon les gendarmes, 4 000 à 5 000 selon les organisateurs, réunis hier à Fessenheim.

Les associations antinucléaires n’ont pas réédité « l’exploit » des 10 000 manifestants du dimanche 20 mars dernier à Chalampé, neuf jours après la catastrophe de Fukushima. La participation française a été cependant plus marquée : on est venu de toute l’Alsace, à vélo, en voiture… Les associations de Besançon ont rempli un car entier, avec la présence d’Alain Fousseret, vice-président du conseil régional de Franche-Comté. Le pique-nique annoncé a vite pris des allures de meeting : l’île de galets, coincée entre le grand canal et le Rhin, ne se prêtait guère à l’étalement des couvertures et des casse-croûte.

« Fermons Fessenheim, la grand-mère des centrales que la France tente de faire survivre à coups d’injections de millions d’euros », a rappelé au micro Gilles Barthe, au nom du CSFR, comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin, association créée en 1970. « L’homo atomicus est totalement dépassé par cette technologie mortifère qui atteindra des millions d’hommes dans leur chair et leurs gênes. » Il s’est offusqué de « l’arrogance du gouvernement français qui veut nous faire croire que la technique peut être sûre ». Il a dénoncé « le mensonge de l’indépendance énergétique : 100 % de l’uranium vient de l’étranger ».

Peut-on se passer du nucléaire ? « Oui, par la maîtrise de l’énergie, les économies d’énergie. Il est temps d’entrer dans l’ère de la sagesse énergétique ».

Pour Rémi Verdet, de Stop Transports-Halte au nucléaire, il s’agit d’arrêter les deux réacteurs de Fessenheim : « EDF a demandé le report de la visite décennale du réacteur n° 2, le temps de changer le réacteur, ce qui coûtera 200 millions d’euros. Nous ne voulons plus de risques insensés pour la terre entière. » [Note du Réseau : erreur de transcription du journaliste, il s’agit de changer les générateurs de vapeur, et non pas le réacteur]

Christian Zerr, de Stop Fessenheim, a appelé à de nouvelles manifestations le lundi de Pâques : les associations des trois pays envisagent de bloquer tous les ponts sur le Rhin entre 12 h 05 et 12 h 35 le 25 avril, date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Par ailleurs, à l’initiative de Jean-Pierre Frick, six personnes entameront un jeûne illimité à Colmar le 18 avril : « Chacun peut y participer, même à domicile, en s’inscrivant sur le site de Stop Fessenheim. »

Enfin, Jürg Stöcklin, président de l’Association trinationale de protection nucléaire (ATPN), a annoncé qu’il ferait appel de la décision du tribunal administratif de Strasbourg, qui a rejeté la demande de fermeture de Fessenheim (L’Alsace du 10 mars 2011).

Le Conseil Régional de Franche-Comté adopte une motion pour demander la fermeture immédiate de Fessenheim

Communiqué du Groupe des élus Europe Ecologie Les Verts au Conseil Régional de Franche-Comté

Besançon le 29 mars 2011

Le Conseil Régional de Franche-Comté, réuni en séance plénière ce vendredi 26 mars 2011, s’est prononcé pour une fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim. La Motion intitulée « Fermons Fessenheim maintenant » a été adoptée par 9 voix POUR et 4 voix CONTRE, les autres conseillers régionaux s’étant abstenus.

Les élus du groupe EELV se félicitent de l’adoption de cette motion et constatent avec satisfaction que très peu d’élus ont souhaité s’opposer à cette demande de fermeture immédiate de la plus ancienne des centrales du parc français. Son maintien en activité était déjà très contesté du fait des nombreux incidents enregistrés chaque années sur son site ; il semble qu’aujourd’hui, après la catastrophe nucléaire du Japon, il est devenu totalement impossible à défendre par les responsables politiques. L’embarra des élus du Parti Socialiste et de l’UMP devant cette motion, montre combien les choses évoluent vite.

L’opinion publique, et les positionnements politiques, dans ce débat sur l’avenir du nucléaire et plus largement sur la question énergétique, ici en Franche-Comté comme ailleurs en France et dans le monde sont en pleine phase de recomposition.

Les élus du Conseil Région Franche-Comté sont ainsi les premiers à se prononcer en faveur d’une fermeture immédiate de Fessenheim.

Cette Motion confirme par ailleurs l’engagement de la Région Franche-Comté à ouvrir dès 2012 la « Maison des énergies » dont le rôle central dans la politique énergétique de la Région sera la promotion et la diffusion de l’efficacité énergétique, notamment le label BBC Effinergie, en direction des métiers du bâtiment, en partenariat avec les professionnels de la formation.

Pour EELV, Alain Fousseret, Vice-Président aux Transports de la Région Franche-Comté : 06 84 98 06 01 Alain.fousseret elus.franche-comte.fr

Le détail du vote est le suivant :

9 POUR : 7 Europe Ecologie Les Verts + 2 PS 4 CONTRE : 2 MRC + 2 PS Abstention de l’ensemble des autres conseillers PS et UMP