Accueil du site > Actions passées > Actions 2012 > Comptes rendus des actions > « Remettre la question du nucléaire (...)

« Remettre la question du nucléaire dans la campagne »

Article Nord Eclair

À partir d’aujourd’hui, le réseau Sortir du nucléaire organise les Tchernobyl Day, à l’occasion du 26e anniversaire de la catastrophe ukrainienne.L’occasion pour ses militants de prêcher la bonne parole entre les deux tours de la présidentielle. Entretien avec Laura Hameaux, porte-parole du réseau.

Les Tchernobyl Day, c’est quoi ?

>> Ce sont quatre jours de mobilisation dans toute la France. Dans la région, il y a eu une action à Dunkerque et il doit y en avoir une autre aujourd’hui à Boulogne. Il y aura des flash mobs, des rassemblements, des tractages, des chaînes humaines...

Quels sont le message et l’objectif ?

>> D’abord, commémorer la catastrophe de Tchernobyl qui est toujours actuelle. Vingt-six ans après, les conséquences se font toujours sentir aux niveaux sanitaire et économique, des territoires entiers sont contaminés, des enfants développent des maladies qui se transmettent de génération en génération... Et puis le deuxième objectif, c’est d’interpeller les deux candidats encore en lice au second tour, taper du poing sur la table pour remettre la question du nucléaire au centre.

Insister sur les risques d’accident en France, après Tchernobyl et Fukushima, n’est-ce pas surfer sur les peurs pour faire passer votre message ?

>> On ne souhaite pas être alarmiste. Simplement, Fukushima a montré qu’un accident était possible dans un pays développé. Nos centrales sont vieillissantes, celle de Gravelines est située dans une zone inondable, de nombreux incidents ont eu lieu ces dernières années. Il peut y avoir des défaillances sur les systèmes électriques et c’est cela qui peut conduire au pire. Et puis même sans cela, sans risque d’accident, il y a la question de la pollution, des déchets, qui fait qu’on doit sortir du tout nucléaire.

La vie sans nucléaire est-elle vraiment possible ?

>> Le lobby nucléaire nous caricature en disant que si on sort du nucléaire, il faudra pour compenser couvrir la France de 200 000 éoliennes. Or notre idée est plutôt de commencer par concocter un plan d’économies d’énergie : avec l’isolation des bâtiments et l’industrie, il y a de quoi faire. Secundo, développer les énergies renouvelables : pendant qu’on s’entête à poursuivre une politique nucléaire vieille de 40 ans, on n’investit pas dans l’avenir !

Croyez-vous pouvoir convaincre le PS, qui n’est pas allé très loin sur cette question ?

>> François Hollande est revenu sur l’accord passé entre le PS et EELV. On ne se fait d’illusion ni sur lui, ni sur Sarkozy. Mais on remobilisera pour les législatives, et après. On continuera de le faire jusqu’à ce qu’on obtienne satisfaction.

Voir en ligne : Nord Eclair