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Sacré succès de “Chernobyl Day” en 2008

174 actions pour la première journée internationale
de mobilisation contre le nucléaire

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Action masque en famille à Yerres (91)
(Cliquer sur la photo pour l’agrandir)

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A l’occasion du 22ème "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl, samedi 26 avril 2008, le Réseau "Sortir du nucléaire" (France) a coordonné, en hommage aux milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’histoire, mais aussi à toutes les victimes de l’atome civil et militaire, la première Journée internationale de mobilisation contre le nucléaire, intitulée “Chernobyl Day”.

174 initiatives locales ont été fédérées, dont une quarantaine hors de France. On notera par exemple :

- le Festival du film court "Sortir du nucléaire" organisé à Paris,
- une chaîne humaine devant l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève,
- un rassemblement devant le chantier du réacteur EPR à Flamanville (Manche),
- etc.

Un peu partout en France et au-delà, des manifestants portant le même masque sont restés immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des sièges d’entreprises pro-nucléaires, des ministères, des préfectures, des mairies, etc. Des débats, réunions publiques, projections de films ont aussi été organisés.

Cette opération, baptisée "Des masques pour Chernobyl Day", a pour but de rappeler que, deux décennies plus tard, la catastrophe de Tchernobyl est toujours d’actualité. Et qu’elle le restera encore, hélas, pendant des siècles. Si le lobby nucléaire et les élus qui le soutiennent prétendent que, 22 ans après, Tchernobyl est désormais de l’histoire ancienne, il ne faut au contraire surtout pas oublier ce drame :

- parce que les risques d’une nouvelle catastrophe nucléaire restent présents tant qu’une seule centrale sera en fonctionnement quelque part sur la planète ;
- parce que, loin d’être une affaire classée, la catastrophe de Tchernobyl voit ses conséquences sanitaires s’aggraver d’année en année, avec son lot de cancers chez les adultes et les enfants, et de malformations génétiques. Partout en Europe, les cancers de la thyroïde sont en augmentation.

Aujourd’hui encore, des millions des gens continuent à vivre dans les zones les plus touchées et à consommer des produits agricoles contaminés, en particulier par le césium. En Ukraine, en Russie et en Biélorussie, l’espérance de vie diminue, contrairement à ce qui se passe dans le reste de l’Europe (cf "Rapport mondial sur le développement humain 2006", du Programme des Nations-unies pour le développement - PNUD).

Les 435 réacteurs nucléaires actuellement en service sur la planète sont vieillissants et devront être fermés dans les prochaines années. Au lieu d’en construire de nouveaux pour les remplacer et perpétuer ainsi le péril atomique, il faut au contraire profiter de cette conjoncture pour hâter la fin de l’industrie nucléaire et pour investir massivement, partout dans le monde, dans les économies d’énergie et dans les énergies renouvelables.