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Dernières nouvelles d’Alsace - 25/04/06

Région - Colmar / 22 ans après Tchernobyl
Stop Fessenheim veut briser le silence

Demain samedi 26 avril, 22 ans jour pour jour après la catastrophe de Tchernobyl, Stop Fessenheim organise une conférence à Colmar. Elle revendique plus d’informations sur les conséquences sanitaires du nucléaire. Cette conférence se veut plus qu’une simple commémoration de l’explosion de la centrale ukrainienne. « Nous souhaitons alerter sur le désastre actuel car la catastrophe sanitaire s’amplifie d’année en année », souligne Nicole Roelens, présidente de Stop Fessenheim. « Tchernobyl n’est pas une catastrophe isolée puisque toute la filière nucléaire génère des nuisances ». Or, selon elle, cette « pollution radioactive ordinaire, à faibles doses, est complètement déniée ». Pour éviter d’autres catastrophes, « il est important de cesser de cacher les faits ». Elle évoque les populations sahariennes et polynésiennes qui commencent à demander une reconnaissance des dommages subis. En France, la même démarche est engagée par les malades de la thyroïde. Ce sujet sera abord ! é lors de la conférence, donnée par le Dr Michel Fernex, président de l’association Les enfants de Tchernobyl Bélarus et les Dr Sigrid Klotz et Lutz Brüggermann, de l’IPPNW, organisation internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire. L’association proposera aussi aux participants de signer une lettre qui sera adressée au directeur de l’autorité de sûreté nucléaire. Motifs de son inquiétude : la réalisation d’une étude exposant les moyens de gérer les conséquences d’une catastrophe nucléaire en France. « Le meilleur moyen d’éviter les accidents, estime la présidente, c’est, par exemple, d’arrêter la centrale de Fessenheim avant que ne se posent de vrais problèmes ».

M. F.