La Dépêche

Les anti-nucléaire poursuivent leur combat, 23 ans après Tchernobyl Manif. Diverses associations sensibilisent dans la rue.

Les anti-nucléaire ne désarment pas.Le mauvais temps n’a pas empêché une vingtaine de militants de diverses associations écologistes d’installer un stand anti-nucléaire square Charles de Gaulle. Il y a 23 ans, jour pour jour, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl entrait en fusion et déclenchait, après explosion, la plus grosse catastrophe que le nucléaire civil ait jamais connu.
Pour les militants, il s’agissait de remémorer aux toulousains que plus d’un million de « nettoyeurs », civils, militaires, venu des quatres coins de l’Union Soviétique ont, pendant les mois qui suivirent l’explosion, risqué leur vie dans des conditions dramatiques pour confiner les restes du réacteur et ainsi protéger l’Europe entière contre la pollution radioactive. Des milliers d’entres eux sont morts sur place, ou plus tard, des suites des maladies contractées pendant le nettoyage. Une mort silencieuse, que les quelques militants présent entendaient rappeler en affichant les portraits de ces hommes.
L’objectif affiché étant de faire réfléchir sur les conséquences du recour au nucléaire comme source d’énergie. Pour Christine Fournié, membre de Greenpeace, « il n’y a pas que quand une centrale explose que les personnes sont en danger. On ne parle pas assez des sources mineures de radioactivité ni même de tout ceux qui continuent de mourir dans les zones irradiées autour de Tchernobyl. Si l’OMS ne reconnait que 50 décés, un peuple entier subit encore les conséquences sanitaires... »

Paul Cazalbou