La Voix du Nord

Fanny Puppinck commémore Tchernobyl à sa façon

Vingt-trois ans après l’accident de la centrale nucléaire ukrainienne, Fanny Puppink (soutien d’Europe écologie) a déposé hier une potée de tournesols au pied de l’arbre de la paix. Une cérémonie où elle était la seule invitée.

C’était son choix. Déposer seule une gerbe de fleurs pour « illustrer la sobriété dont cet événement a été traité en France. J’ai même dû refuser des amis qui voulaient venir », blague-t-elle. Outre le caractère un brin loufoque de l’action, la jeune femme, qui soutient la liste Europe écologie aux élections européennes de juin, ne perd pas de vue son message : « Il ne faut pas oublier qu’en 1986, 115 000 personnes ont dû être évacuées dans un rayon de 30 km autour de la centrale, insiste-t-elle, et qu’aujourd’hui encore, le taux de cancers y est supérieur à la moyenne. » L’occasion de rappeler qu’il y a « 435 réacteurs dans le monde. Cet accident est la preuve qu’il faut développer les énergies renouvelables », martèle-t-elle. Et de souligner que « c’est au niveau de l’Europe que l’on peut influer sur les politiques énergétiques ».

Tout est dit. Ou presque : pourquoi une potée de tournesols ? « Ils sont le symbole des Verts et tournent sans cesse la tête en direction du soleil », sourit-elle. Un peu comme des panneaux photovoltaïques ?