Le Télégramme - 28/04/08

Tchernobyl. Ils n’ont pas oublié

Vingt-deux ans après le début de « la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps », le collectif brestois monté à l’initiative d’AE2D n’entend pas étendre un mouchoir pudique sur le sujet. En manifestant samedi dans le centre-ville, ses membres ont voulu rappeler leur attachement aux « énergies renouvelables au lieu du nucléaire ». Ils ont marqué une pause symbolique devant la sous-préfecture, pour rappeler que les autorités ont, un temps, largement sous-estimé les conséquences de l’explosion. « Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’Onu, a estimé que plus de sept millions de personnes ont été gravement affectés. Pourtant, l’Agence internationale de l’énergie avance le chiffre ridicule de 50 victimes, pour protéger les intérêts de l’industrie atomique, dénonce Roger Abiven, porte-parole du collectif. Encore aujourd’hui, le risque est grand. Avec la complicité au sommet de divers états, ce lobby envisage la construction de centrales nucléaires dans plusieurs pays du monde ». Parallèlement à cette action dans la rue, les antinucléaires ont adressé divers courriers à EDF, à Areva, aux maires du Finistère et au conseil général, leur demandant d’appuyer l’application immédiate du traité de non-prolifération des armes nucléaires et le soutien à des initiatives portant notamment sur l’énergie éolienne.