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L’Académie des sciences de New York a consacré un numéro de 345 pages de ses annales à la catastrophe de Tchernobyl. Les effets sanitaires sont effrayants : 985 000 décès suite à la catastrophe de Tchernobyl. Cet ouvrage publié en 2010 est le plus complet panorama critique des publications médicales et biologiques consacrées aux conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour les habitants et pour la nature dans les territoires contaminés par les retombées radioactives (principalement au Bélarus, en Ukraine et en Russie).
Un déni de mémoire. Comment comprendre autrement la double annonce du déplacement à Kiev ces 18 et 19 avril 2011 du Premier Ministre, François Fillon, et de la ministre de l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, pour assister à la commémoration des 25 ans de Tchernobyl et au Sommet sur « l’utilisation sûre et innovante de l’énergie nucléaire »… Alors que les accidents nucléaires dramatiques, qui se reproduisent au Japon 25 ans après ceux qui ont frappé l’Europe, démontrent pourtant que sûreté et nucléaire sont deux termes inconciliables, le gouvernement français persiste à nier l’évidence. Rappelons-la.
European Committee on Radiation Risk Documents of the ECRR 2006 No1 Edited by C.C.Busby and A.V. Yablokov Published on behalf of the European Committee on Radiation Risk Comité Européen sur le Risque de l’Irradiation, Brussels by Green Audit, 2006.
Youri Bandajevsky, scientifique né le 9 janvier 1957 en Biélorussie, travaille sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.
Le Monde Diplomatique – Mars 2008
Connaîtra-t-on un jour l’impact sanitaire des activités nucléaires, civiles ou militaires ? Depuis un demi-siècle, des concentrations délétères de matières radioactives s’accumulent dans l’air, la terre et l’eau, à la suite des tirs atomiques et des incidents survenus dans les centrales. Or des études sérieuses concernant les conséquences des radiations sur la santé sont occultées - en particulier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la référence internationale dans ce domaine.
Le Rapport Greenpeace 2006 présente les travaux de 60 scientifiques du Bélarus, d’Ukraine, de Russie et d’autres pays. Sur la base de plus de 500 études scientifiques référencées, ce rapport démontre que l’impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl est largement sous-estimé par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).
Document du Ministère de la Santé publique d’Ukraine (2008).